top of page
image1.jpg

Massa au Maroc fait partie de ces lieux propices à la contemplation. Je regarde, m’imprègne, me fonds dans l’environnement, et le temps semble s’arrêter.

Les lithographies présentées ici racontent ces émotions ressenties à  l’entrée de l’estuaire de l’oued Massa. Dans le paysage ocre environnant, émerge un oasis verdoyant au pied de l’oued, cultivé par les habitants. C’est la seule tache de couleur dans ce paysage lunaire, dominé par des tons ocre. C’est aussi un endroit où l’on voit « des gens ne rien faire, contempler le temps désert ».

Sur la pierre, j’ai dessiné ce lieu très coloré, réalisant plusieurs impressions avec différentes encres, notamment des voiles colorisés de papier japonais marouflés et des rehauts à l’encre pour apporter ces touches de couleur, plus ou moins étendues. 

 

L’année dernière, j’ai présenté quelques-unes de ces épreuves. Cette année, j’ai repris certaines d’entre elles pour introduire le poème «Petit Nomade », qui exprime si bien ce que cet endroit inspire. J’ai également réalisé des leporellos fait à la main à partir de ces lithographies, en découpant, pliant, collant et cousant les lithographies, une autre manière pour moi de m’immerger dans ce paysage et de jouer avec le hasard.

J’ai la chance de pouvoir réaliser ces lithographies moi-même à l’atelier de la ville de Paris à Glacière, profitant des conseils avisés de Pierre Lancelin qui anime cet atelier. Il existe très peu de lieux comme celui-ci où l’artiste peut dessiner et éditer ses dessins. J’aime la lithographie car elle accueille toutes les techniques : plume, crayon, glacis. La préparation de la pierre à l’impression est également une étape particulière qui peut faire évoluer le dessin, et enfin la pression de la presse, la quantité d’encre, la nature du papier convoquent à leur tour le hasard. C’est ce que j’aime dans cette technique : il faut continuellement collaborer avec le hasard qui s’invite dans l’œuvre.

bottom of page